symphonie

26 mai 2018

Bach, Georges Lucas, Star wars et professorat.

La vie tombe vitaminement du ciel : je la dévore sans hésiter comme on mâchait dans la friandise « lion » étant enfants. J’ai un peu la jambe boiteuse parce-que je me plante à chaque pas. Je ne sais rien faire. Mais la joie est ma gardienne et elle me fait comprendre que je n’ai rien à savoir faire : il suffit de rester sur place et de se mouvoir, de sauter en l’air et de brandir son costume de clown savant. Il suffit d’avancer dans la jouissance et l’orgie des âmes à naître et renaître, de celles mortes en vie ou mortes-nées, il suffit de s’enterrer un instant dans les égouts d’une ville pour serrer la main des rats en attendant qu’ils deviennent aussi roses que des cochons, il est vrai que ça tourne à vive allure comme la toupie :

Mais, la course de la vie s’arrête, course O combien splendide et la tristesse envahit nos joues, voilà que tout s’use comme la vieillesse, il faut que le grand-père aille chercher ses forces dans les remémorations, mais elles sont toutes tristes et ennuyeuses, car elles sont humaines, trop humaines, aucune beauté n’a été posé sur la route tendre de la tristesse joyeuse, des pas d’enfants, je les vois, ça me fait monter la douce nostalgie, l’enfant disparu réapparaît dans la poésie bien faite et dans les têtes bien faites, pour reprendre Rabelais (Rabelette si ça avait été une femme), que vois-je encore dans les pleurs de l’Art qui chemine doucement ? Des nuages comme des oreillers où il fait bon dormir dans le ciel par temps bleu, des nuages comme des parapluies où il fait bon se mettre à l’abri par temps de pluie, le chemin continue, il ne se lasse pas de sa tendresse, ce n’est certes pas une route de goudron qu’on voit dans les rêves !

Sortie ! Le soleil de la vie à nouveau vient tourner autour de nous : c’est un bébé qui dort ! Les parents sont penchés sur le berceau et regardent. Heureusement, une autre progéniture, plus grande se ramène pour réclamer son goûter et sa PS4, lui il est sur les crocs de la consommation, mais à l’école, un professeur avec le génie du musicien Bach lui détourne l’attention sur les choses fécondantes, sur les choses que l’esprit peut féconder j’entends, il lui dit, là c’est écrit comme ça parce-que les règles l’impliquent, là, il a fait ça parce-que il a appris à le faire dès le plus jeune âge et que, plus tard, ça a donné ça, et il lui dit que, il faut apprendre les choses qui donnent du plaisir parce qu’elles ne sont pas innées mais acquises. Quel prof’ d’envergure ! Pointilleux tant qu’il en énerve quelques-uns et en dépitent d’autres : trop exigeant et trop intelligent pour nous autant que pour ses collègues, trop libre ce prof’, trop libre-penseur.

 

Un type du genre qui démissionne pour se consacrer au cinéma, il sait tout : il a commencé moyen, puis a réussi une prouesse et le final est allé tout seul pour lui amener gloire, richesse et respect à une échelle internationale : cet homme, au final, je me dis que c’est Georges Lucas, le créateur originel de Star Wars, mais en fait, non, cet homme, c’est Bach et Bach seul, ou Bach qui peut me faire dire tout et n’importe quoi. Ce poème est un peu n’importe quoi et c’est Bach qui me donne l’élan pour l’écrire et le contemporanéiser avec un peu de légèreté et de bassesse, il faut bien l’avouer ))))) Car peut-on comparer Bach et le créateur de Star Wars ? J’en doute.

 

N’empêche le Bach avec GG, dans les concertos pour piano, il m’inspire et me donne un tonus imaginatif, c’est mieux que rien et je prends. Tiens là il est reparti, sur son cheval, on se croirait au PMU avec l’écran de télé qui fait voir la course de chevaux d’ailleurs. Bon, le mouvement est un peu rapide donc j’attends plus de lents mouvements pour écrire bien.

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24 mai 2018

Mon bien-être

En cuisine, elle est ma seule pomme d’amour

Elle est sucrée et riche en chair comme un fruit rouge

Elle me réveille quand j’ai les yeux trop lourds

C’est un bonheur quand son être remue et bouge

 

En musique, elle est mon parfait hautbois d’amour

Son doux parler toujours chante comme un oiseau

Léger et gazouillant, conversant pour toujours

A mes oreilles des Arias au timbre chaud

 

Elle adoucit ma vie tant elle me fait plume

Je me baigne en elle comme dans des eaux chaudes

Car elle est partout comme un parfum que je hume

 

Elle est donc mon rêve et aussi ma vitamine

Toujours alerte alors que moi j’ai triste mine

Je voudrais toujours pour elle chanter des Odes

 

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23 mai 2018

Tout en un (les inédits sont à la fin)

Une nuit différente

 

Silence et calme se posent sur cette terre

C’est comme un Ange blanc qui nous parle tout bas

A l’oreille en dormant : il conte les ébats

Des amoureux peureux en murmurant des airs

 

Il s’endort peu à peu : sa comptine faiblit

Et nous mène dans le jardin des fleurs qui parlent

Avec leur doux parfum de femmes trop affables

Ah ! Douces paroles qui dormez dans les lits !

 

Ce n’est qu’en songes qu’on peut vous apercevoir

Les Anges et les Fleurs expriment leur savoir

En dehors des jardins et de la botanique

 

C’est curieux ! Tout est doux à présent ; et paisible

La journée était trop travailleuse et pénible

Il nous faut nous coucher mes enfants magnifiques.

 

 

 

 

J’ai vu un Ange dans la musique : il était

Orange comme le fruit du même prénom

Tout était de couleur orangé dans les Sons

Qui dans les symphonies ensemble se serraient

 

Telle une couvée de petits chats sur la chatte,

Marâtre heureuse et fière avec ses bouts de choux

Tandis que la joie les attrape tous : « glou-glou »

Font les chatons quand ils tètent entre les pattes

 

De la Grande Dame qui donne le breuvage

Telle la Vie qui donne O2 et CO2

Si on la laisse faire un peu ce qu’elle veut

 

Tel l’arbre qui semble ne jamais avoir d’âge

Les Anges nous font croire à la vie éternelle

Mais tout est court et c’est l’Art qui rend la vie belle

 

 

Pas de splendeurs ce soir, juste un moment gracieux

Pas de Pompes et de Circonstances Elgar

Ma journée fut remplie de bienfaits harmonieux

J’ai travaillé comme un actrice X au plumard

 

Assez d’énergie, ça ira pour aujourd’hui,

Pas un feu d’artifice au Roi mon cher Haendel

Ni de musique d’eau : cours du fleuve : au lit !

Stop à tes Passions Bach : attendons le dégel

 

Recule Beethoven, j’ai ta cinquième au cœur

Et ta sixième aussi, j’en ai fait mes moteurs

Et d’autres aussi, j’y penserai en dormant

 

Clémenti et Haydn : éteignez vos lueurs

On se retrouve dès demain à la bonne heure

Viens Mozart ! On va se coucher avec tes chants !

 

 

Bonne nuit, musique sublime !

 

Pas de splendeurs ce soir, juste un moment gracieux

Pas de Pompes et de Circonstances Elgar

Ma journée fut remplie de travaux laborieux

J’ai travaillé sous le soleil : en plein cagnard

 

Je suis fatigué, ça ira pour aujourd’hui,

Pas de feu d’artifice au Roi mon cher Haendel

Ni de musique d’eau : cours du fleuve : au lit !

Stop à tes Passions Bach : attendons le dégel

 

Recule Beethoven, j’ai ta cinquième au cœur

Et ta sixième aussi, j’en ai fait mes moteurs

Et d’autres aussi, j’y penserai en dormant

 

Clémenti et Haydn : éteignez vos lueurs

On se retrouve dès demain à la bonne heure

Viens Mozart ! On va se coucher avec tes chants !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Ange de la nuit me revient avec ses ailes

Il veut se muscler en écoutant Beethoven

Car lui au moins, me dit-il, c’était un vrai keum

Aussi je lui mets la septième super belle

 

Ensuite, l’Ange veut encore du costaud

Mais comme il frime beaucoup trop je suis pas d’accord

Et je lui balance un tendre et bel Adagio

Pour le relaxer un peu et le rendre Beau

 

Là les femmes seront toutes à toi mon Tendre

Lui dis-je en recousant son bouton au veston

Elles te tomberont dans les bras mon beau Blond !

 

Alors l’Ange dit à Dieu : « je suis plus à vendre

J’ai un Mentor (moi) et je puis aller au Monde

Moi, bel Ange Blond qui va chercher une Blonde ! »

 

 

Je dors éveillé sur mon canapé, pensant

Allongé de tout mon long, bras droit sous le cou

Les pensées viennent en fantômes blancs errant

Tel le chien errant lui aussi un peu partout

 

C'est le temps présent que je remue à la lune

Comme un crêpier remue la bonne pâte à crêpes

L'idée arrive, tel le repas de fortune

On est très contents car les crêpes sont aux cèpes

 

L’idée est à la fraise et à la Chantilly

Ou au chocolat noix de coco, elle est vie

Qui fleurit lentement et fait la nutrition

 

Quand elle est dans la bouche où elle se délecte

Car le lieu des Grandes Pensées est très sélect

En bouche ou en tête elle est un fruit de Passion

 

 

Tu es la lumière qui irradie ma vie

Tu fais le Paradis comme le Requiem

Tu es le trèfle dans lequel je m’épanouis

Il est à trois feuilles, tu es la quatrième

 

Nous sommes deux fleurs qui toujours poussent en chœur

Et chaque soir toi et moi nous sommes unis

La vie nous relie car le monde est un blagueur

Qui se rit de nous et dont nous rions aussi

 

Nous allons ainsi dans la Vie mon tendre Amour

Je monte l’escalier pour te trouver des rimes

Comme on arpente les montagnes jusqu’aux cimes

 

Nous allons ainsi dans la Vie mon tendre Amour

Tu descends l’escalier pour m’amener la terre

Et la mer manquant à mon rêve un peu austère

 

 

Tous les jours un poème est tous les jours un astre

Qui appelle tel un enfant appelle un père

Tous les jours un poème est tous les jours un air

Qui enjolive comme enjolive un pilastre

 

Ornant un mur où ne sonnent pas les trompettes

De Jéricho mais un Adagio tout baroque

Ornant un mur voué à se briser en loques

S’il sépare les gens tel Berlin Ouest et Est

 

Ainsi va l’écrit seul qui enferme et libère

Par la magie du Saint-Esprit de la pensée

Qui est faite pour nous permettre de créer

 

Ainsi va l’écrit seul qui enferme et libère

Pour nous permettre de faire des petits sauts

Dans les flaques d’eau comme un enfant toujours sot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les barbes poussent à l’approche de l’été

Sur le beau menton de l’homme habile et futé

Ou la barbe pare parfois l’ancêtre âgé

Qui aime ce grand bouc avec quelle fierté !

 

La barbe fait aussi un peu mauvais présage

Quand elle est le fait d’un pur laisser-aller

Ou alors c’est un Art inventé par les sages

Pour rendre plus mature eux qui ont un air niais

 

Quand ils se rasent et qu’ils paraissent plus bêtes

Bref la barbe aux poils surpuissants et vraiment drus

Nous enquiquine ou nous ravit selon la tête !

 

Chez Hugo ou Brahms elle est très incontestable

Ils l’avaient vieux et nous nous l’avons déjà jeune

Comme si elle était notre amie irremplaçable !

 

 

Je vois des voies lactées dans tes yeux mon aimée

Tu es mon espace à jamais ensoleillé

Les conquêtes avec toi se font en chambrée

Quand je lis Théophile, un poète doué

 

 

 

Et quand comme lui je rêve de ta beauté

Une beauté fraîche, vivante, très dansante

Tu n’es pas comme moi tout le temps à chercher

Des pensées sérieuses ou toujours chancelantes

 

 

 

Non, toi tu es à la fois la fête et la joie

Qui viennent m’apprendre à revivre comme un Roi

Trop longtemps déchu, en exil de ses Sujets

 

 

 

Et tu m’aides à me ressourcer dans mon rêve

Qui semble un végétal nourricier plein de sève

Enfantant des rires sur les hommes inquiets

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aime ton super cul de femme super mûre

Ça te va comme un gant, surtout ne change rien !

Si je me frotte à toi, ma bite sera dure

Je vais me retenir et toi tu seras bien

 

Si tu t’assois sur mes genoux, c’est sûr je bande

Tu ne le feras pas, tu préfères parler

Beau cul ou pas, tu veux plutôt qu’on se détende !

Tu as raison et ma bite est plutôt glacée

 

Pénétration et puis préservatif : Adieu !

Branlette pour tous les précoces : Bons aveux !

En fait, je suis bien trop attaché à ton être

 

Je t’aime : c’est l’autre en bas que je veux baiser

Mais ça m’ennuie et je préfère caresser

Le chat pour que puisse durer notre bien-être

 

 

Le printemps et les fleurs poussent dans l’avenir

Et moi je suis l’homme qui n’attend que ton rire

Le printemps et les fleurs faneront dans l’automne

Là-bas, tu trouveras toujours moi : le même homme

 

Oui, j’accueillerai tes sourires et tes pleurs

Je serai la coupe où ils se déposeront

Ensemble, nous pourrons en faire un vrai Bonheur

Oui, ensemble, tes Dons me donneront mes Dons

 

Car l’Amour est un Don qu’il ne faut pas trahir

Vois-le, léger comme le lévitant fakir

Ou courageux comme lui marchant dans le feu

 

Il épineux cet Amour que nous sentons

Semé d’embûches qui font agir la Raison

Celle-ci seule est loi d’un Amour Heureux

 

 

Ma Belle de Palerme : où vas-tu donc ainsi ?

Ton popotin remue O magnifiquement

Et ta bouche en cœur rouge au grand jamais ne ment

C’est la Rose de ma vie qui donc pousse ainsi

 

Elle est rigoureuse et droite et pourtant je l’aime

On s’ennuie parfois car notre vie est très morne

Boulot, dodo, boulot, dodo, toujours se forment

Avec elle et c’est parfait pour qu’on s’aime

 

On aime bien baiser mais c’est jamais très long

Non c’est plutôt court, très féroce et super bon

L’immense trou pour moi et l’épais tronc pour elle

 

Ça fait plein de bruits de cris et un gros bordel

Ça éructe vite fait bien fait : O Mikel !

Me dit-elle à la fin moi qui suis tout à elle

 

 

Belle des prés, où vas-tu aussi loin de moi ?

Vas-tu cueillir la lune, vas-tu hurler au loup ?

Rejoindre tes amis, rejoindre tes émois ?

Retrouver ta zone de confort : aux gens doux ?

 

Moi je vais rêver et écrire pour l’amour

C’est une belle chose : une plante qui monte

Et que chaque jour on arrose alentour

Un travail qui tient chaud : comme Carlo-Monte

 

Les Méditerranées sont toutes des west-coasts

Qu’un couple de Dunkerque a gravé dans ses côtes

Dans le froid du Nord on a le cœur toujours chaud

 

Ah ! Je ne sais où tu vas ma belle d’airain

Mais mon poème naît quelque part dans tes reins

Dont la chute inspire à mon encre des mots

 

 

Je suis fan de toutes ces petites culottes

Propres et colorées qui sont dans les armoires

Penser à elles me donne des idées sottes

Qu’elles soient dessinées ou pas, rouges ou noires

 

Un Mickey dessus ou bien un canard tout jaune

De la dentelle ou bien du coton de Grand-Mère

J’aime ces choses qu’un simple meuble nous donne

Ce textile de femme a la beauté des mers

 

Quand il est porté, il ne dure pas longtemps

Et Dieu sait ce qu’il a fait pendant tout ce temps

Des souillures ont pu entacher ces mignons

 

Paradis : et je pense à eux quand je suis gai

Ou pensif : c’est si bon, bien meilleur que du lait

Quand dans l’armoire ils sont doux comme des chatons

 

 

Comprenez-vous du haut de votre connerie

Que je passe mon temps à contourner l’ennui

Et que c’est là la vraie chose qui m’intéresse ?

Et j’y arrive comme une forte Princesse

 

Qui toujours parvient à conquérir son pouvoir

En jonglant entre ses envies et son savoir

Je me laisse aller au vent et si on n’est pas

Dans ma voile je laisse aux autres toute loi

 

Et je me laisse sans cesse porter par eux

Je ne veux rien d’autre que la complicité

D’une insouciance à vivre avec légèreté

 

Ma vie est passée mais je ne dis pas Adieu

Je cherche des bonjours et des raisons d’aller

Dans la ville à coté là où l’on peut danser

 

 

Nos imaginaires ne finiront jamais

La fête passée, la libido achevée

Les baisers rencontrés, le voilà requinqué

Ça marche comme ça, comme l’usine à lait

 

Nous produisons du rêve à tire-larigot

Il faut que l’école reproduise ce flot

Mais c’est pas demain la veille et nous succombons

Au bonheur plus proche des bonbons

 

L’économie est le meilleur de ces bonbons

Alors bon nous pensons et puis nous travaillons

Dans la misère du néant nous reposons

 

Mais nous ne le savons pas et nous le nions

Dévissons ça d’un bon coup de tire-bouchon

Et ouvrons les valves de l’imagination

 

 

Je veux féconder la graine en toi pour nous deux

Faire l’enfant du doux et aimable avenir

Que nous suivrons pas à pas dans ses facétieux

Jeux d’enfants, d’ado et puis il ira au pire

 

Dans la vie d’adulte monotone et très conne

Il n’aura pas grandi, loin de là, on ne peut

Pas grandir autrement qu’avec ce qu’on nous donne :

Il va reproduire sa culture de vieux

 

Car nous, ses parents, nous l’avons fait vieux et con

Il sera pareil à nous : pauvre et humilié

La vie lui tapera une de ces branlées !

 

Mais il est né et il faut faire avec ce con

Qui n’aura vu dans la vie que malheur et frime

Lui il est tout petit et il chante des rimes !

 

 

Ah ! Dès l’âge de onze ans apprendre à rimer 

Et y parvenir à force de travailler

Voilà la chose qui me plairait plus que tout

Au début on écrit presqu’avec son doudou

 

Puis tout se structure et on devient un penseur

Magnifique qui n’a pas besoin d’ascenseur

Social autre que lui-même et ses précepteurs

Que sont la joie de la vie et la joie des cœurs

 

Pas de conventions : on peut être moche ou borgne

Le rimeur serait fier d’être rimeur : flatteur

Non ? Les autres seraient d’autres rimeurs : bonheur !

 

La poésie fut mon amie un peu trop tard

L’éducation la hait comme un vampire à cornes

Tant elle ne sait pas faire avec ce grand Art

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Goûte-moi, lèche-moi, je suis propre pour toi

Commande-moi, fais ta Soldate et sois-ma loi

Mets-toi sur moi et dis tes joies à mes oreilles

Chuchote-moi une douce mélodie-miel

 

Pour que nous devenions des abeilles piqueuses

Et butineuses sur nos peaux toutes noueuses

Voilà, je sens quelque chose et c’est incroyable

Ah ! Je pense que tu connaissais bien la Fable 

 

Et que tu l’as contée à bien d’autres que moi

Ta maturité me console des jeunettes

Qui n’ont pas grand-chose dans leur petite tête

 

Tu n’es pourtant pas la poétesse inventive

Qui dort dans un cachot et, le jour, nous ravive

Mais tu sais faire et ta langue n’est pas de bois

 

 

Le plus beau murmure est celui qui dit je t’aime

A cette femme que par-dessus tout tu aimes

Et qui te prépare un bon repas le soir

Pour que jamais tu ne perdes ton fol espoir

 

En ta beaufitude et en ton ingratitude

Vis-à-vis d’elle qui est aux fourneaux à tubes

Si elle est moche ça te fera un bon outil

Pour te préparer le couvert à midi pile

 

Ou à neuf heures du soir après le travail

Quand t’es éreinté et qu’elle est dans le Sérail

Avec les enfants et le tablier tout blanc

 

Toi, eunuque aux dents de fer, tu attraperas

Ton repas et avec elle tu aimeras

Gouverner ou elle ou alors ses doux enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plus beau murmure est celui qui dit je t’aime

A cette femme que par-dessus tout tu aimes

Elle est ton unique et ta seule sur la terre

Il n’y a qu’elle sur le chemin où tu erres

 

 

 

La vie est faite d'elle et elle est l’infini

Où tu fais des détours : dans son regard tout luit

Des milliers d'étoiles et du magma terrestre

Réunis pour ton bien ou pour tes maux funestes

 

 

 

Dans ses yeux plane la gaité et la souffrance

Et dans les tiens aussi puisqu’elle est le miroir,

Le brillant reflet qui te répond dans le noir

 

 

 

Si tu l’apaises, elle offre toutes ses ailes

Car elle est comme ces innombrables oiseaux

Qu'on voit au loin dans le ciel : ta seule Romance

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