J’aime aimer. Oui, toi bien sûr, non, mais je voulais dire j’aime « aimer », j’aime « liker » les publications de mon fil d’actu’ facebook. Oui, j’aime aimer en ce sens. Etrange me dis-tu ? Pas tant que ça à notre époque. Marine Le Pen dirait : « les publications facebook : tu les likes ou tu les quittes ! », non ? N’importe quoi ? Ah ! Tu trouves ? C’est sûr, comparativement à ton superbe cul et à ton corps parfait, c’est… pas pareil disons. Mais je rajouterais que, en soit, je n’aimerais pas trop « liker » un cul sur facebook, sauf exceptions notoires. Car en fait, pour l’instant, je n’aime que le tien, celui des autres oui aussi mais pas des Stars, elles sont toutes moches. Oui, par exemple, celle-là, tu vois : une belle danseuse, magique, merveilleuse, mais bon, passons… Si je crains ? Oui, un peu mon n’veu que je crains, oui, c’est vrai, dans l’ensemble : ça craint ! Cette discussion ne doit pas sortir d’ici. J’aime être un gros nul parfois. Que cela est reposant de se dire « quel gros nul ! », comme ça, distraitement, en aparté de soi-même. Ça me gratifie, ça m’augmente et me console. Quel désastre ! ça aussi, j’adore me le dire à moi-même en sourdine, c’est tout mon moi que je ressens dans ces mots, ils m’individualisent systématiquement. Bon ! (Avec un gros soupir), je vais aller me coucher ! ça c’est pour moi les mots du soir tous défaitistes et câlins à la fois : j’adore aussi ! Bah ! Toi, femme de moi et donc d’artiste, tu comprends tout ça, mes joyeux dépits, oui, tu les comprends, tu te fonds en eux avant d’aller au lit avant moi parce-que tu te lèves tôt. J’aime te chatouiller en levrette et te faire un cuni’ avant parce-que t’as vraiment des jambes en or, de plus, ta culotte de satin noire est magnifique. Entre parenthèses, heureusement que tu ramènes de l’argent avec ton travail du matin, parce-que, pour un artiste, comme dit le chanteur : « un matin – un matin (chœurs) – ça ne sert – ça ne sert (chœurs) – à rien ».

 

En fait, tout est faux : je t’adore, tu es Reine et je veux t’offrir mille fleurs en seul bouquet (et non « en une seule et même église hein ! Because ça fait trop mariage à l’ancienne).

Tu es gaieté, légèreté, amusement, fleurs, cadeaux, je ne sais pas d’où tu sors tout ça si ce n’est peut-être de ton chapeau de lapin-magicien, tes larmes rebondissent et font des ballons de rugbys, ça cogne comme une liqueur de mousse à la chantilly. Tu m’attendris, tu me doucifies, c’est étrange ça dit donc… Reine noire : tu es aimante comme une mousse (et oui j’y reviens), mais au chocolat. Pourquoi n’en mangerait-on pas une tous les deux ? Tu me fais goûter, je te fais goûter, le premier de nous deux qui mangera aura un délicieux goût sur la langue. Hein ? Quoi ? Tu préfères du camembert de Normandie ? Bon d’accord, ce sera moins romantique, mais j’aime aussi le rustique, donc, no problem. Ce camembert est tendre dans la bouche, c’est pas du Lanquetot lait cru, non, c’est du président lait pasteurisé : il rit comme la vache qui l’a fourni, ou plutôt il se dévore comme un cadeau de roi (ben oui, y’a aussi le camembert Richard Cœur de lion !), bon, bref, notre repas campagnard, qui avait commencé par un dessert est bizarre, certes, puisque pris à l’envers, mais quand on a faim, on a faim. Et c’est un régal pour nos gentilles papilles, c’est gentil quand ça descend dans le corps la nourriture, ça fait plein de virages dans les intestins et si, on voyait à l’intérieur, ça ferait comme un livre à lire, sans mots ni papiers, mais ce serait sûrement marrant : la prochaine fois, on mangera notre repas devant une borne à rayons x. Bon, arrêtons de déconner sur le manger et allons faire du Yoga au Paradis ou tout le monde pique-nique en permanence.