Sur le lac enchanté, la magie – impérieuse – sollicitant bronches, papilles et jambes. Des éclairs qui sous le poids des ciels, enlèvent les parterres. Le poing, pris dans la manche, s’agrippe au coton. Les effets que font les secousses entourent bien des esplanades de cités modernes. Mais pour ce qui est du champagne, il éclate et sera bu aux fêtes, bien que je le voie plutôt s’épanouir en feux d’artifices dans quelques atmosphères un peu ridicules.

Des odeurs de lavandes du Sud, cotonneuses de la grappe, froissent au vent léger et l’incendie ancienne se pare dans ce champ plutôt d’une fraîcheur hivernale. Je mange une biscotte, allongé dans les blés, comme prêt à faire publicité. Les échos sur la garrigue, échos des lézards endormis, je ne les entends ni ne les ressens dans mon cœur. Je bois maintenant un verre de whisky pour ensommeiller mes synapses et neurones. Je porte un chapeau de paille.

Je défonce l’actualité médiatique à grands coups de bras d’art et, pendant que les infos tournent en permanence, je m’immerge dans l’eau de la piscine d’une villa où j’entends chanter les cigales. L’horreur des nouvelles sans grand intérêt est balayée par les miniatures twitter et les soirées divertissantes de la télévision, par les sorties bénéfiques des jours radieux et des soirs heureux.

Pas de nouvelles, bonne nouvelle.